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Quelle était votre vie avant de reprendre des études ?

J’étais musicien professionnel et enseignant au conservatoire. Je partageais mon temps entre la scène, l’enseignement de la guitare et ma vie de famille.

Qu’est-ce qui vous a poussé vers la médecine traditionnelle chinoise (MTC) ?

J’ai eu une expérience très positive lors d’un traitement pour ma fille en 2013, qui avait à ce moment-là 3 ans. C’était un traitement en chromothérapie sur des points d’acupuncture. Ce fut un tel succès que j’ai eu envie de comprendre. Je me suis mis à lire sur les points d’acupunctures, puis sur les méridiens et finalement j’en suis arrivé aux fondements de la médecine chinoise. Dès lors l’envie d’apprendre et de comprendre ne m’a plus quitté.

Quelle a été votre parcours de formation en MTC ?

J’ai suivi les cours de l’Institut Liang Shen de médecine chinoise à Genève de 2015 à 2021. J’y ai obtenu un diplôme de médecine chinoise générale dans les disciplines d’acupuncture, de pharmacopée chinoise et de tuina. J’ai suivi le master class de Frederic Breton sur le ShanHanLun et je fais régulièrement de la formation continue pour affiner des techniques comme la moxibustion, le guasha et les ventouses.

Quelle a été votre formation pour la pratique clinique ?

Dès le début de mes d’études, je suis allé régulièrement en stage clinique. D’abord chez Frédéric Breton à Genève en 2016, puis chez Thomas van Gelder à Rolle de 2016 à 2017.  Finalement, j’ai eu la chance de devenir l’assistant d’Antoine Wegmüller de 2017 à 2021. J’ai comptabilisé plus de 950 heures de pratique clinique dont 850 heures au cabinet de la Rue de Bourg où Antoine Wegmüller m’a appris la pratique du métier de thérapeute en médecine chinoise. J’ai pu exercer la prise le pouls sur chacun de ses patients, j’ai appris à piquer la plupart des points couramment utilisés, ainsi que les points délicats de la nuque, du dos et du sacrum. J’y ai appris à gérer ces merveilleux outils que sont la moxibustion, la saignée, le guasha et les ventouses. Chaque patient était sujet à discussion, tant sur le diagnostic que sur la direction thérapeutique, le choix des points d’acupuncture ou de la formule de plantes prescrite. Au terme de ce stage, je me sentais en confiance pour démarrer mon activité de praticien en médecine chinoise, conscient d’être au début d’une magnifique aventure ou apprendre n’a pas de fin.

Quelle est votre activité professionnelle actuelle ?

Je suis installé comme praticien indépendant en médecine chinoise à Lausanne depuis 2019. J’y pratique le tuina, l’acupuncture et la pharmacopée chinoise. Actuellement, cette activité occupe 70% de mon temps.

Quels sont vos points forts ou avez-vous développé des spécialités ?

Je suis formé dans les trois principales méthodes de la médecine chinoise, à savoir l’acupuncture-moxibustion, le tuina et surtout la pharmacopée chinoise. Cela me donne un grand éventail thérapeutique pour la prise en charge des patients.

J’aime utiliser le tuina comme outil diagnostic, étant en contact direct avec le corps du patient, on peut facilement sentir et comprendre l’état des méridiens.

Avez-vous des projets professionnels ?

J’aimerai me former en aromathérapie et pouvoir utiliser les huiles essentielles avec les principes de la médecine chinoise. J’aimerai continuer à me former en médecine chinoise, notamment dans les hôpitaux en Chine.

Lausanne, 5 octobre 2022